Institut de Chimie Moléculaire
& des Matériaux d’OrsaY
ACCÈS

Notre adresse

Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay
Bâtiment 670, Université Paris-Saclay, UMR 8182
17 Avenue des Sciences
91400 Orsay – France

Pour venir à l’ICMMO

Situé sur le plateau de Saclay, l’ICMMO fait partie de la faculté des sciences d’Orsay. Vous pouvez venir à l’ICMMO en transports en commun ou en voiture. Voyez le plan du campus .

Par la route

En venant de Paris, deux possibilités :

  • Paris-Ouest : à la porte de Saint-Cloud prendre la N118, direction Chartres-Orléans, sortie 9, Centre Universitaire-Grandes Ecoles – Orsay-Le Guichet. Puis au rond-point, prendre la 2nde sortie Rue Louis de Broglie et tourner à droite sur l’Avenue des Sciences.
  • Paris-Sud : à partir de la Porte d’Orléans prendre l’autoroute A10 direction Bordeaux-Nantes, puis Chartres-Orléans, sortie Orsay-Bures. Emprunter la N118 jusqu’à la sortie 9, Centre Universitaire-Grandes Ecoles – Gif sur Yvette. Puis au rond-point, 1ère sortie Centre universitaire et au second rond-point, prendre la 3eme sortie Rue Louis de Broglie et tourner à droite sur l’Avenue des Sciences.

Pour le stationnement voir ici .

Par les transports en commun

Prendre le RER ligne B en direction de Saint-Rémy-les-Chevreuse, descendre à la station Le Guichet puis prendre le bus Transdev 9 ou descendre à la station Orsay puis prendre le bus Transdev 7 à Gare d’Orsay – l’Yvette.

Microscope à balayage à effet tunnel / Microscope à force atomique

Contact
Guillaume DUBOURDIEU
Envoyer un mail
Bât. : 670 HM1 recherche
Bureau salle 0013
Bureau : 01 69 15 54 40
Appareil salle 0221

Renseignements obtenus

L’AFM nous renseigne sur la topographie de l’échantillon, sur l’état d’hétérogénéité de la matière (lisse ou rugueuse), la taille des particules (Z moy), la taille maximale des objets, la distribution en taille (écart-type, rms moyen).

L’AFM donne des informations sur les forces de frottement, d’adhésion et d’interaction, sur la dureté de la surface (Courbe de forces en fonction distance pointe-échantillon), si les effets de déformation et les propriétés viscoélastiques sont importants (objets «mous» et échantillons «délicats»).

Le choix de l’amplitude de travail (setpoint) utilisée pour réaliser l’image est donc très important. Une amplitude de travail proche de l’amplitude libre permettra de réaliser des images en faible interaction et donc en évitant le risque de déformation des objets observés. Une amplitude de travail faible devant l’amplitude libre conduit à réaliser des images de plus forte interaction avec une variation de phase sensible aux propriétés physico-chimiques.

Trois grandeurs sont mesurées dans la boucle :

  • Les images en hauteur (Z) nous renseignent sur le contraste topographique de surface de l’échantillon.
  • L’utilisation des images d’amplitude AFM permettent de visualiser les variations d’altitude (DZ/DX).
  • L’utilisation des images de phase AFM permettent de mesurer les variations liées aux intéractions dissipatives entre la pointe et la surface (viscoélasticité, adhésion, contaminant, …), pour certains échantillons et si l’on a un haut contraste des images de phase.

Principe

Le principe de l’AFM est de balayer la surface de l’échantillon à l’aide du cantilever muni d’une pointe pour en avoir une image en 3 dimensions avec une résolution spatiale allant de quelques µm (7.5 maxi) au nm (10 nm si la pointe est un peu usée).

Mode dynamique (tapping) ou statique (contact)

Echantillons

  • Méthode non restrictive (selon la pointe utilisée) : Matériaux isolants ou pas, massif
  • Matériaux divers : inorganiques, polymères, composites, …
  • Dimensions maximales conseillées des échantillons : diamètre 15 mm et épaisseur 5 mm

Utilisation

Prendre contact avec le responsable

Options diverses

Potentiel de surface

Scanners 5 micronmètres et 120 micronmètres

Document complémentaire à télécharger

Quelques principes de base : document à télécharger

Caractéristiques de l’appareil

Modèle : Bruker diINNOVA

Le microscope à sonde locale est un AFM Bruker diInnova, équipé :

  • du logiciel Nanodrive V8.
  • d’un objectif ayant une limite de résolution de 250 µm.
  • d’une pointe Soft (PPP-NCSTR-20) utilisable en mode tapping = mode contact intermittent (amplitude large) de fréquence de résonnance 76-263 kHz et de coefficient k 1.2-29 N/m
  • d’une pastille piezo_électrique (piezo-exitatrice) contrôlant le mouvement oscillant en Z de la pointe
  • d’un tube piézo-électrique, précis et rapide, permettant d’ajuster la distance pointe-échantillon et d’asservir l’amplitude de vibration du cantilever
  • d’un laser (660-700 nm / 0,2 mW)
  • d’un photo-détecteur de position QPSD : 4 cadrans, limite de résolution : 0,1 nm
  • d’une cloche métallique permettant d’isoler le système du bruit acoustique et d’une table anti-vibration protégeant des autres vibrations environnantes.
  • d’une boucle d’asservissement (le feedback loop), constitué d’un amplificateur différentiel et d’un régulateur proportionnel, intégral et dérivé (PID), permettant de générer un signal d’erreur ΔE, composé de l’amplitude moyen (setpoint) et du signal mesuré en sortie du photodétecteur. Ce signal est minimisé et est ensuite envoyé au tube piezo_Z et à la pastille piezoélectrique. Il est proportionnel à la topographie de surface de l’échantillon.
  • Les mouvements verticaux et horizontaux sont effectués à l’aide de deux scanners différents. Pour le déplacement horizontal, le scanner, placé sur l’échantillon (tube piézoélectrique sous une platine de déplacement, balayage XY), a une amplitude maximale de 90 µm avec une résolution latérale de 0,025 nm. Pour le déplacement vertical, situé dans la tête AFM (cale piézoélectrique en contact avec son support), l’amplitude maximale est de 7,5 µm avec une résolution en Z de 0,025 nm.
  • Logiciel de traitement d’images WSxM 4.0

Plan fit : Traitement d’images permettant de soustraire les défauts de forme d’ordre n en calculant l’écart d’altitude entre la surface réelle et la surface traitée.

Flatten : Traitement d’images permettant de soustraire les défauts de forme d’ordre 0 à 3 indépendamment. En effet, l’existence d’impuretés en surface peut provoquer un saut de la pointe ou un décalage suivant Z de la ligne scannée par rapport à ses voisines. Le flatten élimine ces discontinuités en soustrayant la courbe des moindres carrés d’ordre 0 à 3.

Les pointes AFM utilisées en mode tapping sont de types :

  • Pointes soft (de faible raideur d’élasticité et de haute fréquence de résonnance), plus sensibles aux variations de propriétés physico-chimiques du matériau (dureté, variations de changements de viscosité pour les échantillons mous).
  • Pointes tespa (de raideurs et fréquences plus importantes) disposant d’un plus grand facteur de qualité et constante de temps pour une meilleure sensibilité en fréquence à grande vitesse de balayage.
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détails-AFM.jpg

Autres paramètres importants

Vitesse de balayage : 0,1 Hz – 4 Hz (correspondant à un aller – retour).

Elle est définie initialement en fonction de la rugosité de l’échantillon, de la taille de balayage et de la force d’imagerie.

Surface de balayage : 0,5 µm – 100 µm

Résolution en point/ligne : 64 points/ligne – 1024 points/ligne

Le temps tim d’acquisition de l’image est donné par : tim = NL.tL = NL/fL ; où NL : nombre de lignes, tL le temps mis pour parcourir chaque ligne de l’image, fL la fréquence de balayage des lignes. Diminuer le nombre de pixels de l’image permet donc de réduire le temps d’acquisition ; Par contre, pour des images de scan size < 5 µm où on atteint le nombre maxi de pixels au-delà duquel on enregistre des points de données contenant des infos redondantes.

Rotation : 0° – 360°                                                                                                                                       

Offset XY maxi : ± 50 μm

Le setpoint (consigne de la boucle d’asservissement) est aussi un paramètre important car il pilote le déplacement de la câle piézoélectrique suivant Z. Le rapport, amplitude de travail (Setpoint) / Amplitude d’oscillation libre (sans échantillon), doit être inférieur à 1 (en général il est égal à 60-70% de l’amplitude d’oscillation libre) pour avoir, à la fois, une force de contacte suffisante entre l’échantillon et la pointe, un comportement stable de l’oscillateur et pour réaliser des images dans les conditions les plus appropriées possibles, et afin de venir toucher la surface sans la dégrader. Le choix de la valeur du Setpoint (exprimée en V) dépend principalement de l’échantillon (dur ou mou) et des caractéristiques de la pointe (coefficient k).

Le K de la pointe est un paramètre capital. Sa rigidité doit être la plus près possible de celle de la surface du matériau analysé. Il faut souvent procéder de façon empirique à des essais pour trouver une pointe appropriée. Si la pointe est trop rigide, le résultat peut être destructeur pour l’échantillon ou provoquer son usure. Si la pointe est trop molle, il ne peut pas être en mesure d’interagir avec l’échantillon pour générer un contraste ou alors il reste en contact avec la surface.

Le Gain (drive amplitude) est une constante multiplicative sur le feedback et permet d’obtenir une meilleure réponse du  signal. Si le gain est trop élevé, la pointe oscille sans pouvoir bien suivre la surface de l’échantillon. Par contre, si le gain est trop faible, le signal reste propre mais il y a un risque d’endommagement de la pointe.

La constante de rétroaction I doit être proche de 1 pour avoir la meilleure réponse possible (le facteur de qualité décroit linéairement avec I et donc le temps de réponse).

L’intensité du laser (définie en unité de tension) est égale à la somme des signaux des 4 photodiodes et proche de 2 V en temps normal (après changement de la pointe).

La fréquence de résonnance (fo) est égale à 150 kHz environ (pour une pointe Soft PPP-NCSTR-20) et correspond à la fréquence de vibration libre du système pointe-cantilever (sans échantillon). Afin d’obtenir la meilleure sensibilité spectrale de la sonde, fo doit être la plus grande possible.

Le input gain est égal à 2 en général afin d’éviter d’amplifier trop le signal et de casser la pointe ou d’abimer l’échantillon. (Ce gain permet aussi d’accroitre la sensibilité).

Attenuation drive : x 1/x10/x100

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Nanocratères topographie

NC-topo.jpg

NP 70nm.jpg

Phase (nanoparticules)

NP70nm 3D.jpg

Topographie 3D